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La lutte contre les taudis

A la mort du premier président, son fils, Jules Golenvaux, lui succédera jusqu’en 1934, en attendant la désignation de celui qui allait jouer un rôle éminent dans le développement de la société comme dans celui de la ville : Maurice Servais, le nouvel échevin des travaux publics de Namur.

Bourreau du travail, obstiné, entreprenant, Maurice Servais occupa la fauteuil présidentiel pendant trente ans, de 1931 à sa mort, en 1961. Il se fit aider par le secrétaire communal Joseph Gillet.

En 1932, commence la grande crise économique. Le gouvernement et le conseil provincial, forcés de rogner sur les dépenses, renoncent à attribuer des primes aux candidats propriétaires des habitations à bon marché. La société est dès lors amenée à revoir sa politique et à se tourner vers la construction de maisons et d’immeubles destinés à la location.

Les premières constructions de ce type furent les 9 immeubles de 4 appartements érigés rue Del Marmol, à Salzinnes, sur des plans de l’architecte V.Bage.

Le Foyer Namurois devient alors l’auxiliaire efficace de la politique urbaine que mène avec ardeur l’échevin Maurice Servais avec les armes que l’Etat lui donne en accordant des primes pour acheter et démolir les immeubles déclarés insalubres et inaméliorables. C’est au nom de la lutte contre les taudis qu’est abattue une série de maisons de la rue des Brasseurs sur l’emplacement desquelles est érigé un premier immeuble de 25 appartements et 5 maisons, solennellement inauguré par sa Majesté le Roi Léopold III le 18 juillet 1939.

Brasseurs B

 

La guerre ne constitue qu’une parenthèse dans cette politique, reprise aussi-tôt la fin des combats proclamée, avec une ardeur d’autant plus redoublée que les destructions causés par les bombardements rendaient l’œuvre plus urgente.

Se succèdent alors de nombreux chantiers : chaussée de Charleroi (13 maisons) ; rue des Arbalétriers (6 appartements) ; rue des Noyers (1 maison) ; rue Jean Ciparisse (14 appartements et 4 maisons) ; rues de Bomel et d'Arquet (29 appartements) , ainsi que rue des Brasseurs (31 appartements en 1955, puis 25 en 1969).